Logo
20 Avril, 2018       LISBONNE - MAX. Times of sun and clouds; air quality will be unhealthy for sensitive groupsº, MIN. 04º

 
D L M M J V S
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30
Dossiers  |  Portrait de Nathalie Amey: Oenologue lisboète
Tous les chemins mènent à Rome et …à l’oenologie ou comment Nathalie Amey est devenue en quelques années une professionnelle réputée  et reconnue dans le monde du Vin sur le territoire portugais.
Mais c’est tout d’abord  auprès de sa mère et de sa grand-mère, dans un petit village du côté de Caen, en Normandie, que Nathalie apprend la cuisine du terroir, ses saveurs, la culture patiente et passionnée des légumes du jardin et bien sûr les vins dominicaux, qui accompagnent les bons petits plats mijotés des heures, dans la grande cuisine familiale. Fille d’agriculteurs, elle sait goûter et apprécier les produits du terroir.
 Alors certes, Nathalie ne vient pas du monde du vin, mais elle a été dès son enfance éduquée à apprécier et reconnaître les odeurs et les arômes de la terre. Or c’est indispensable pour son métier d’oenologue : Que faire d’un vocabulaire fleuri et comment énoncer odeurs, arômes et autres essences qu’évoque tel ou tel nectar si l’on n’a pas sur ses doigts, senti la terre, l’humus, l’argile et le bois, l’odeur de chêne, de mousses ou du calcaire ? N’est-ce pas là, la toute première des initiations avant même d’apprécier un vin ?

Quand Nathalie commence ses études à l’école hôtelière de Notre Dame de Nazareth. S’en suivront 6 années à jongler entre la batterie de cuisine, les plateaux de services, les verres à vins de la Normandie à Paris.. Ses études seront aussi agrémentées de nombreux stages et petits boulots autour de la restauration et de l’hôtellerie qui procureront à Nathalie une expérience de la vie incomparable, avec les avantages qu’offre cette corporation, entrer dans le monde des palaces, des noms qui font  rêver tels le Lutecia (Paris) le Ritz-Carlton (Cannes), le Normandy (Deauville)...
Puis vient le premier emploi dans un hôtel de luxe, au Highcliff  Hotel, en Angleterre, à Bournemouth, en face des célèbres plages de Ouistreham où Nathalie fera sa première expérience “sérieuse” dans le métier et dans la langue de Shakespeare. C’est aussi un premier contact avec les portugais puisque le management est portugais.

Contrainte de rentrer en France, le salaire britannique ne suffisait plus à couvrir les prêts étudiants que Nathalie avait dû contracter pour financer la majeure partie de ses études, apparaît le premier signe du destin. Un ancien professeur d’une école d’hôtellerie qu’elle a fréquenté lui demande au pied levé d’assurer des cours d’Hébergement (hôtellerie). Ce remplacement qui devait durer 15 jours se prolongera pendant 3 mois. Elle ne quittera ensuite plus l’enseignement, enchaînant cours sur cours, autour de la  Restauration et l’œnologie, plus proche de ses goûts personnels.
Petit à petit Nathalie prend sa place dans le monde plutôt machiste de l’Hôtellerie et le plaisir d’enseigner et de transmettre un savoir prend le dessus sur tout autre considération. Cela fait 8  ans que Nathalie enseigne, quand surgit un deuxième signe du destin. Alors qu’elle visite une cave à Chinon, elle fait la rencontre d’un groupe de sommeliers japonais de Kobe, venus se former aux vins français. Immédiatement, Nathalie propose de former des groupes d’échanges d’étudiants entre cette Ecole de Kobe et celle de Notre Dame de Nazareth. Cet échange durera 3 ans et sera fructueux à tout point de vue. Premiers pas au pays du soleil levant, découverte du véritable Saké japonais, du bœuf de Kobe et ses vins marqués par le sol volcanique, mais surtout une hôtellerie et la restauration top niveau, mettant en valeur tout le prestige de la France d’antan en matières de services et d’accueil. C’est, en autre, durant ce voyage qu’elle aura le bonheur de déguster les plus grands crus classés, les champagnes d’exception dans des lieux d’exception tel le restaurant Alain Chapel, où la musique est proscrite pour laisser le convive se concentrer sur les saveurs et effluves de la fameuse poularde en vessie. Conviée à accompagner les japonais en Californie, elle découvrira les vins de  Napa Valley et Sonoma Valley.
Après cette expérience palpitante, il fut difficile à Nathalie de replonger dans une routine auprès de ses élèves et étudiants, aussi décide-t-elle de mettre en place un cours de formation  sur le vin, en cours du soir, pour les adultes à travers les Cercles Culinaires du CIDIL.
C’est à cette époque qu’un premier contact a failli avoir lieu avec Lisbonne en 2000 pour un voyage d’agrément mais une singulière fausse alerte à l’appendicite empêche Nathalie de connaître le Portugal.

De nouveau quelque peu lassée de cette routine, Nathalie tentera de trouver un poste d’un an au Japon, mais le statut de femme et le niveau de vie sont deux obstacles que ce pays ne permettra pas de réaliser. Alors le changement interviendra dans sa vie personnelle en donnant naissance à un fils.
Pour Nathalie, plus question de penser « voyage », peu compatible avec l’arrivée du fiston. Et pourtant 2 ans plus tard, le naturel revient au galop, quand une deuxième opportunité de visiter le Portugal se présente à Noël 2003. A peine le premier pas posé sur la place Restauradores, sous un ciel azur et lumineux, c’est la révélation, le sentiment que son avenir se jouera ici, à Lisbonne.
Le fiston de 3 ans et demi d’une main, et la valise dans l’autre, Nathalie laisse derrière elle 15 ans d’enseignement, franchi le pas et arrive fin juin 2005 pour s’installer à Estoril.
Ne parlant pour lors que très peu le portugais, les premiers contacts se feront par l’intermédiaire de Lisbonne-Accueil, l’association française basée à Lisbonne, et surtout avec « IWP-International Women in Portugal », qu’elle soutient activement jusqu’à aujourd’hui, en créant des évènements œnologiques pour les nouvelles venues. C’est d’ailleurs au contact de ces femmes que l’idée à germer de divulguer la connaissance des vins portugais, car si pour elle, déjà forgée à la connaissance des vins, il était déjà difficile de se repérer dans la profusion de vins portugais aux noms de cépages peu évocateurs, qu’offraient les linéaires des supermarchés, comment les étrangères fraîchement débarquées pouvaient-elles s’y retrouver ?
Alors Nathalie organise son premier Dîner-dégustation dans un restaurant de Cascais en Novembre 2005. En parallèle, elle commence à écrire des articles sur le vin portugais, pour “A Janela”, la revue de IWP et communique alors ses évènements sous la marque : IWBE – International Wine Business & Education.

En novembre 2006, Nathalie crée un événement dénommé :  l’IWBD-International Wine Business Drink. L’idée principale est d’associer vin et networking. Un producteur est convié à présenter son domaine et ses vins. Les participants portent un badge avec leur nom et leur profession, et à la suite de l’événement, ils reçoivent les courriels des présents à la soirée. Cet événement obtient très vite un franc succès. Un groupe d’une quarantaine de personnes de tous horizons, particuliers, chef d’entreprises, monde diplomatique, et de toutes les nationalités (Parmi les 350 membres que comptent aujourd’hui le Club) se retrouvent 1 fois par mois autour d’un vin à déguster suivi d’un dîner, d’un cocktail dînatoire selon le cas (organisé en général au « Clube de Journalistas » à Lisbonne).
Aura lieu également la présentation et dégustation des vins canadiens et australiens grâce au soutien des ambassades respectives.
A partir de mai 2008, grâce aux liens tissés et conservés par Nathalie, avec les anciens élèves de l’école hôtelière Notre Dame de Nazareth, le meilleur des vins de Porto entre avec une extrême facilité dans d’illustres maisons Parisienne et Normande.
Cette même année, la création d’un Club de dégustation  IWBE vient naturellement, avec une carte offrant à ses membres des avantages et tarifs préférentiels avec les partenaires associés.
Nathalie Amey ouvre ses premiers cours d’Initiation à la Dégustation des Vins, étape indispensable selon elle, pour pouvoir apprécier et évaluer à 100% une dégustation de vins. Elle met en place son concept du Wine Passport, constitué de 5 cours de 3 heures qui permet d’obtenir une formation professionnelle de base sur la dégustation de vins. Ces cours peuvent être dispensés à des particuliers mais également à des entreprises ou autres organismes en anglais, français ou portugais (Nathalie parle les 3 langues).  Nathalie a même donné des cours de dégustation sur les bateaux de la Royal Navy en escale à Lisbonne!

Malgré toutes ses activités autour du vin, Nathalie n’est pas à court de projets: sa prochaine étape: proposer des visites de « quintas » peu ou pas connues du grand public avec dégustation, visite de chais et déjeuner dans la propriété.
Enfin, Nathalie nous fait l’honneur de devenir notre partenaire « Vins » sur le site de Livinginlisbon.com et, c’est avec elle, que nous vous proposerons articles, cours, dégustations et autres activités autour du Vin.
 
Cédric Lecler

 
"Merci Cédric de m’accueillir au sein de ton équipe de Living In Lisbon. Ce sera un plaisir de partager mes découvertes de vins portugais et étrangers sortant des sentiers battus, avec les lecteurs de LIL.
Ma plume est guidée par une passion, je suis une femme touchée au coeur par le cupidon du vin, l’encre qui coule sous mes doigts est le fruit de l’inspiration que me transmet cet élixir. Le ton est donné, bonne lecture…"

Nathalie

  
Selon vous, les loyers à Lisbonne sont...
très élevés
élevés
raisonnables
bon marché
© 2007  LIVINGINLISBON.COM  - Tous droits réservés