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Dossiers  |  Volontariat International Entreprise: une autre manière de trouver un emploi au Portugal
Volontariat International Entreprise: une autre manière de trouver un emploi au Portugal
Nicolas Besson
Volontariat International Entreprise: une autre manière de trouver un emploi au Portugal
Nicolas Besson témoigne de son emploi à la BNP PAribas dans le cadre d'un VIE (Volontariat International Entreprise)

Je suis arrivé le 2 avril 2006 à Lisbonne. J’en suis reparti le 2 avril 2008.
Dans l’intervalle, j’ai passé deux années merveilleuses qui m’ont permis de découvrir un nouveau pays, de me familiariser avec une nouvelle langue, d’adopter une nouvelle culture et d’initier ainsi ma vie professionnelle dans les meilleures conditions.

Après mes études à l’ESCP-EAP en France, Allemagne, Angleterre et Espagne, je voulais absolument travailler à l’étranger afin de mettre en valeur mon profil international. Le Portugal n’était qu’une hypothèses parmi d’autres, même si j’apprenais la langue avec application depuis 3-4 mois et que ma petite amie de l’époque était originaire de Porto.

La BNP Paribas m’a alors proposé un poste d’analyste crédit pour les clients professionnels via un contrat VIE (Volontariat International en Entreprise). J’ai sauté sur l’occasion, conscient que pour le Portugal, un tel contrat offrirait de biens meilleures conditions de vie qu’un contrat local en termes de rémunération (nette d’impôts), de couverture santé ou de tremplin pour la suite de ma carrière (dans l’entreprise, dans le secteur bancaire ou vers les pays lusophones).

Le contrat avait une durée initiale de 18 mois (la durée maximale étant de 24 mois). Même si je parlais déjà correctement le portugais, je me suis donc lancé vers Lisbonne l’inconnue plein d’enthousiasme. Je ne connaissais la ville que par une rapide visite lors de l’Exposition Universelle de 1998. A l’époque, elle ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Mais à 17 ans on voyage souvent avec des œillères que je me suis empressé d’enlever par la suite.

Tout a été très simple pour moi. L’appartement était trouvé en 3 jours, les VIEs sur place ou jeunes Français expatriés m’ont de suite intégré dans leur communauté et m’ont permis de rencontrer des Portugais ou plus généralement des Lusophones (Brésiliens, Angolais, Mozambicains). Enfin, les week-ends dans le Nord du pays me permettaient de découvrir d’autres facettes du Portugal.

Le travail s’est également très bien déroulé. J’ai été traité comme un salarié à part entière malgré la durée déterminée du contrat. J’ai bénéficié de formations à Paris, j’ai pu rencontrer les clients, travailler avec certaines des plus grandes entreprises Portugaises. Je travaillais aussi bien en français qu’en portugais ou en anglais, ce qui me comblait, moi qui était venu chercher une expérience internationale. J’ai donc prolongé mon contrat de 6 mois, afin d’atteindre la durée maximale de 24 mois pour un VIE.

Mon enchantement Lisboète s’est ainsi poursuivi : J’ai pu passer l’hiver au chaud, aller à la plage jusqu’en novembre, travailler sur les opérations les plus intéressantes de la BNP Paribas fin 2007 grâce à l’expérience accumulée, profiter de la vie nocturne du Bairro Alto, peaufiner mon entrainement sportif pour participer aux semi-marathons sur les deux ponts enjambant le Tage… Quand vous anticipez votre départ, vous voulez profiter de tous ces bons moments et vivez l’expérience Lisboète à fond. J’ai vécu 6 derniers mois trépidants, sachant que je ne revivrai certainement nulle part ailleurs avec une telle qualité de vie.
Car malgré tout ce bonheur, il me fallait partir pour faire fructifier pleinement ma première mission professionnelle. Rester sur place signifiait continuer sur la même mission à la BNP Paribas aux mêmes conditions ou accepter une baisse substantielle de mon niveau de vie après la signature d’un contrat local avec une entreprise installée à Lisbonne. J’ai préféré continuer à construire mon profil international.

Je partirai ainsi dans quelques jours travailler à Londres. Autre expérience. Moins décalée sans doute même si cela peut paraître paradoxal au vu de la réputation de la capitale anglaise. Je ne pouvais pas non plus rester inactif et profiter oisivement de Lisbonne même si l’été y est plus délicieux que nulle part ailleurs. En effet le VIE n’est qu’un contrat à durée déterminée et il n’ouvre aucun droits sociaux car les VIEs ne cotisent pas durant leur mission. Pour ne pas rester sans ressources, il me fallait donc rebondir rapidement et savoir ce qui me ferait avancer, à 26 ans.

Cela ne signifie pas que je ne retournerai pas à Lisbonne un jour. Dans 3 ou 4 ans, je pense que j’aurai envie de voler de mes propres ailes dans le domaine professionnel et créer mon entreprise.

Lisbonne figure en très bonne place dans mon esprit pour mener à bien ce projet.

Nicolas Besson
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Pour plus d'informations:

Si vous êtes lusophones, vous offrez un atout majeur pour les filiales françaises qui, dans certains cas, embauchent leurs VIE en fin de contrat, soit en France, soit au Portugal.

Mission Économique de Lisbonne  : www.missioneco.org/portugal

CIVI : www.civiweb.com

Ubifrance www.ubifrance.fr/vie/volontariat-international-entreprise.asp



  
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